Quoi faire

cc-fleurshap2017

On l’arrache ? On la coupe ?

Ça dépend !

Le 15 juin on commence à déraciner les plants isolés et on repère les grosses concentration pour organiser un rendez-vous d’arrachage. Il ne faut pas tondre avant la mi-juillet.
Si on la tond régulièrement, elle fait ses fleurs et ses graines tout en bas et se multiplie jusqu’à former des tapis ????
NE PAS LA METTRE AU COMPOST elle peut renaître des graines non-germées attachées aux racines mal compostées.
Le 15 juillet on continue à l’arracher sur sa propriété mais on tond pour la première fois les grandes étendues et le bord des routes.

Le 15 août on continue à l’arracher en portant un masque car elle donne son pollen. Dans les grands espaces, on fait la deuxième tonte.

Si par malheur il y en a encore le 15 septembre… même les pros en oublient, ou quand on en trouve de nouvelles talles, on les arrache sous la pluie si on est allergique et on note l’emplacement pour y retourner l’été prochain. Cela prend quelques années pour l’éradiquer car les graines survivent plusieurs années.

 

Pièges à éviter :

Retourner la terre. Cela peut faire remonter des graines à la surface.

Laisser la surface dénudée. On faut semer du trèfle, du gazon ou des graines de plantain (ça pousse partout)

cc_rase

ATCHOUM atchoum
Le réchauffement climatique nous assure d’une chose ; la saison des allergies s’allonge. J’ai vu des plants d’ambrosia psilostachya en fleurs le 7 juillet sur le Mont-Royal et d’autres qui fleurissaient encore à la mi-octobre.
Décourageant!
La rhinite saisonnière et les crises d’asthme dues à l’herbe à poux sont des problèmes de santé publique et ça coûte cher. Cela se soignent avec différentes molécules, prescrites ou en vente libre mais… On pourrait ne pas être malade!
Comment?
En enlevant systématiquement la plante responsable de 75% de ces allergies.
Vous n’y croyez pas ?
Attendez !
Ça fait des années qu’on nous incite à l’arracher une fois par année. Mon expérience d’arracheuse m’a appris que ça ne suffit pas. Comment ne pas oublier deux ou trois plants lors d’une corvée? Comment voir celui qui était caché par une autre plante ou qui n’est pas encore sorti de terre? Il faut vraiment repasser un mois plus tard pour voir s’il en reste. Il faut faire une troisième visite en septembre, ce sera plus rapide car il y en aura beaucoup moins. Grâce à cette dernière vérification, il n’en restera plus qui donneront des graines pour la prochaine année.
Croyez-moi !
J’en ai vidé des talles quand j’ai compris ça. Bien sûr, il peut y avoir un réservoir de graines dans le sol. C’est pour cela qu’il faut semer autre chose sur les endroits dénudés. Et y retourner les deux années suivantes pour plus de sûreté. D’année en année, le travail est plus facile, ce qui nous permet d’agrandir la zone sans herbe à poux, surtout si on trouve des complices.
Vous croyez que la tondeuse suffit ?
J’ai arraché assez de plants en fleurs alors qu’ils ne mesuraient que deux pouces à cause de tontes répétées pour affirmer que ce n’est pas le cas. Les graines se forment sur des pousses latérales et ça finit par former un tapis de bonsaïs.
Mes rêves
J’aimerais qu’une personne par quadrilatère vide son secteur.
J’aimerais connecter des bénévoles de partout.
J’aimerais un système de santé qui prône la prévention !

Voici quelques suggestions
Tous les contrats d’entretien que donnent les villes et les institutions devraient inclure une clause demandant d’arracher l’herbe à poux.
Tous les Éco-quartiers et autres organisations « vertes » devraient organiser, trois fois par année, des séances d’identification et d’arrachage avec des bénévoles.
Faire de l’arrachage l’automne: les récoltes en octobre éliminent des milliers de graines.
Toutes les villes qui donnent du compost devraient aussi donner de l’information sur l’herbe à poux.
Illustrer celle-ci à ses différents stades permettrait qu’une élimination manuelle soit faite la première année car il pourrait y avoir quelques graines ayant survécues au processus.
Quand on est allergique, on en arrache avant la floraison pour ne pas en arracher le reste de l’été.
C’est une plante indigène difficile à éliminer mais pourquoi la laisser proliférer les bras croisés?
Il n’y a que la mobilisation citoyenne qui en viendra à bout.
Une personne sur 8 est atteinte mais si une sur 200 en arrachait, cela changerait tout.

Ensemble, arrachons l’herbe à poux

 

Prendre rendez-vous avec Mme Poupoux